jeudi 10 septembre 2009

La création de communautés internes

Pourquoi créer des communautés en interne ?

L’idée de communauté est bien pratique pour éclairer les organisations un peu torturées ou devenues complexes (les matrices à plusieurs dimensions…) ; et pour cause, c’est le mode de fonctionnement qui est à la base du web 2.0, qui a cherché à structurer l’organisation la plus complexe qui existe : les êtres communicants (rien que ça).

C’est donc dans l’observation du web 2 qu’on voit les exemple les plus productifs de projets pour faire avancer plusieurs personnes ensembles sans lien physique ou hiérarchique (c’est quand même ça l’idée, faire travailler ensembles des gens qui ne sont pas ensembles).

La communauté est aussi un système d'organisation intéressant pour favoriser l'épanouissement des employés les plus jeunes (génération Y ou digital native), les plus timides (qui ne s'expriment pas en réunion) et autre talents qui ne trouve par de terre assez favorable pour s'exprimer pleinement.

 

3 piliers pour soutenir une communauté

De ce que j’ai observé, je comprends qu’une communauté est crée sur 3 fondamentaux

Un sujet : la communauté est un groupe de personnes se parlent entre eux ;

  • Il faut donc un sujet qui soit le plus indivisible possible. Par exemple, créer une communauté autour de la peinture, qui regrouperait des peintres en bâtiment, des peintres en décoration d’intérieur, des artistes sur tableau et des carrossiers n’aurait pas de sens. Un artiste peintre n’a pas de raison de parler à un carrossier (sauf dans pimp my ride sur MTV…).
  • Il faut aussi que le sujet soit autosuffisant. Par exemple, créer une communauté sur le sujet de l’assaisonnement des soupes ne suffit pas ; il faut aussi parler des recettes de soupe, des produits, des modes de cuisson (ou de l’assaisonnement des autres plats)… sinon tout le monde ira parler dehors.

Une dynamique : la communauté doit être animée ;

  • D’abord par un objectif fédérateur. Il y a 2 types d’objectifs : ceux de la communauté et ceux des participants. Quand on fait partie d’une communauté de cuisine sur le web, on y est pour améliorer ses talents, faire plaisir à ses invités, le plaisir de partager, faire des rencontres… Les objectifs de la communauté doivent être clairs et assez fédérateurs pour transcender chacun : « devenir ensemble le premier fabricant de cheminés » est un meilleur objectif que « développer la nouvelle référence de notre catalogue de cheminés ». Par exemple, l’objectif affiché par le management de  google est : « l’information améliore le monde, nous donnons accès à l’information, nous améliorons le monde »…
  • Ensuite par le développement du sentiment d’appartenance au groupe. La communauté doit avoir un nom, un lieu (même virtuel), des outils, un logo, un drapeau… quelque chose qui la matérialise. C’est mieux de dire « je travaille sur l’Enterprise » que « j’appuie sur les touches du clavier d’un vaisseau spatial dans une série de science fiction »… Quelques fois le groupe développe aussi des valeurs commune, une « morale » partagée, un code de bonne conduite…
  • Enfin par un community manager. Différentes définitions de poste existent et concernent la gestion de communauté créées autour de marques (par exemple ici) : à transposer.

 

Une légitimité : elle doit exister comme une entité vivante ;

En interne, les gens qui contribuent doivent être récompensé à la hauteur de leur contribution : ça veut dire au moins qu’ils ne doivent pas être pénalisés, au mieux qu’on doit identifier les meilleurs contributeurs (voter est une contribution) et reconnaitre ça comme un travail rémunéré. L’enrichissement personnel par le partage est une première récompense…

Dans son environnement proche, dans l’entreprise dans ce cas là, Il faut aussi que les inputs vers la communauté et les outputs qui lui sont demandés fassent partie des processus de la maison (contribution aux plan commerciaux, processus d'innovation managériale, espace d’expression aux forums internes, visibilité sur les comptes…). Elle nourrit l'Entreprise et s’en nourrit.

Vers l’extérieur, la communauté doit exister vis-à-vis des partenaires fournisseurs (plans d’immersion, fils d’infos spécifiques, accès aux labs, support niveau 3…), avoir des outils de veilles concurrentielle et techno (abonnement à des sources d'infos, accès aux tableaux de bords commerciaux, …), avoir des liens avec d’autres communauté pourquoi pas (autres pays, communauté construites sur des sujets connexes, services études de grands clients…).

 

Un bon casting et de bons outils

Surtout ne pas oublier la longue traine :

La somme des contributions des petits contributeurs est égale à la somme des contributions des gros contributeurs.

Il faut retenir 3 choses de ceci :

  • Il faut identifier et valoriser les gros contributeurs, à l'origine et en continu,
  • Il faut ouvrir les contributions au plus grand nombre (évidemment, en respectant les contraintes de confidentialités),
  • Tout ça ne fonctionne que si on peut traiter toutes ces contributions de manière automatisée et autorégulée : c'est sur cette base que sont construites les solutions de type Entreprise 2.0 (réseaux sociaux, contribution, folksonomie, wikis, ...)

 

Vous avez déjà vu ou mené des projets de ce type ?

vendredi 14 août 2009

Crise = Danger + Opportunité

Juste en passant, je viens de découvrir le mot "crise" en chinois :



J'aime bien !


jeudi 30 juillet 2009

C'est bien dit numéro 3

Dans ma série des orateurs et oratrices qui le font, je suis tombé ici sur la vidéo d'une petite fille qui se présente à l'ONU pour interpeller nos gouvernants sur les risques climatiques :


Bon, j'imagine que ces mots ne sont pas à elle et c'est vrai que ça tombe un peu dans le patos à la "we are the world", mais c'est élégamment fait et il faut avoir les couilles ! (ou l'inconscience d'une enfant de 12 ans)

En tous les cas, c'est bien dit !

dimanche 19 juillet 2009

Les vidéos de présentation d'Office 2010... J'adore !

(ça va il est assez vendu ce titre ?!)

Je reviens rapidement sur ce que je repproche à Microsoft :
- les produits MS sont tellement inter-dépendants qu'on ne peut pas choisir un seul produit et faire des choix libres pour les autres. Par exemple, ce fameux Office 2010 me plairait bien sur une machine Ubuntu...
- les dernières versions des produits MS ne sont plus justifiées pas des fonctionalités qu'on aimerait payer, mais seulement par le besoin de MS de vendre de nouvelles versions (est-ce que Vista ou Seven apportent des choses qui méritent plus qu'un service pack ?!)

Sur ce dernier point, je dois dire que Office 2010 va me faire changer d'avis.

Je travaille beaucoup avec powerpoint, je suis donc assez sensible à ce soft. Voici la vidéo de présentation de ppt 2010 :

See What's New in Microsoft PowerPoint 2010

En bref :
- les transitions à la sliderocket,
- la collaboration en ligne à la google docs,
- l'intégration des vidéos et des contenus embeded comme tous les autres (!),
- j'ai cru voir des sections, ce qui signifierait qu'ils intègrent pptplex ; donc un système de navigation à la prezi,
- la richesse fonctionnelle et graphique propre à ppt 2007,

Il faut tester pour valider que tout est aussi facile en vrai, mais c'est cool !

Une autre vidéo d'une fonction que j'attendais avec impatience : le web !

See What's New in Microsoft Web Applications 2010

Vous trouvez ici toutes les vidéos de présentation des nouveaux produits Office.

Ce que j'en retiens :
Microsoft a beaucoup copié (il avait été beaucoup copié...) et c'est bien ! J'y vois une marque d'humilité de considérer qu'il y a du bon dans les idées des autres.
Je dois dire que j'ai été un utilisateur des google docs pour la collaboration et la publication, mais que la richesse fonctionnelle et la simplicité d'Office me manquaient.

Conclusion, je suis fan !

Je regrette juste que ça coûte un bras et que ça ne tourne que sur les systèmes Microsoft... C'est donc Office 2010 qui va me forcer à acheter un Windows Seven !